Chers concitoyens,

Suite aux courriers que certains d'entre vous m'ont adressés au sujet de l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central, je souhaite revenir sur cette mesure fondamentale pour la sécurité de tous.

 

Sachez tout d’abord que j’ai bien conscience que les réformes conduites par notre majorité font l’objet de débats dans l’opinion publique et qu’il est important d’expliquer régulièrement notre action. Je comprends les inquiétudes qu’entraîne la mesure souhaitée par le gouvernement et je souhaiterais vous apporter quelques éléments d’explication, dans l’espoir, si ce n’est de vous convaincre, de vous rappeler la logique qui a conduit le Gouvernement à prendre cette mesure.

Je souhaiterais tout d’abord rappeler que cette mesure n’a rien de définitif, mais est au contraire une expérimentation de deux ans, qui pourra donc être modifiée si les résultats ne sont pas concluants.

L’objectif principal de la mesure est, selon les mots du Premier Ministre Edouard Philippe, de « sauver des vies ». Alors qu’après des années de baisse, le nombre de morts sur les routes est reparti à la hausse depuis trois ans, selon les estimations réalisées par le Conseil National de la Sécurité Routière, la mesure devrait permettre d’épargner entre 350 et 400 vies chaque année, sur un total d’environ 3000 morts et 70 000 blessés par an.

Entre 2002 et 2005 déjà, à la suite de l’implantation des premiers radars, nous avons constaté une baisse de 37% de la mortalité, associée à une diminution moyenne de seulement 7 km/h sur le réseau concerné. De la même manière, l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h n’aura qu’un effet très limité sur la durée des trajets par rapport au gain de vies. Ainsi, pour un trajet de 40 kilomètres, la différence ne sera que de trois minutes.

Par ailleurs, la décision du Gouvernement est absolument sans lien avec une quelconque motivation financière. En effet, l’intégralité du surplus sera reversée dans le fonds d’investissement pour la modernisation des structures de prise en charge des accidentés de la route qui sera créé en 2019.         

Pour finir, sachez que je suis très attaché au dialogue et au débat sur les orientations que prend la majorité. Je vous invite donc à participer, si vous le souhaitez, aux réunions publiques et débats que j’organise régulièrement pour répondre aux questions légitimes de nos concitoyens, et dont vous pouvez suivre la programmation sur mon site (www.philippehuppe.fr) ou ma page Facebook. Je répondrai sans détour à toutes vos questions.

J’espère que ces éléments répondront à vos préoccupations, et soyez sûrs qu’aux côtés de mes collègues députés de La République En Marche, je veillerai à ce que la sécurité des français soit toujours une priorité de l’action publique, y compris dans les zones rurales.

Avec toutes mes salutations,

Philippe Huppé